Delphine Gigoux-Martin

Morceaux choisis _ 27 mars - 13 juin 2010

Des oies, des chevreuils, des biches, des chiens, des poussins, des sangliers… Delphine Gigoux-Martin utilise dans ses oeuvres tout un bestiaire animal pour écrire sa propre mythologie. Une mythologie cependant remplie d’inquiétante étrangeté, un jeux troublant dans ces installations sur l’attraction et la répulsion.

Attraction de la nature sauvage, de sa part de merveilleux, évocation de fables anciennes qui suspendent la temporalité dans un entre-deux où l’homme retrouve une certaine communion originelle avec son environnement, à moins que ce ne soit cette même nature qui ne reprenne ses droits en s’invitant dans des lieux façonnés par la main de l’homme.

Répulsion de cette même nature que l’on a mis tant de temps à domestiquer et qui ressurgit alors sous une forme des plus inattendues. Car, en inscrivant ses œuvres dans un rapport à l’espace, notamment celui de l’exposition, Delphine Gigoux-Martin remet en jeu notre connaissance de notre environnement. Chaque installation est ainsi pensée par rapport au lieu où elle est montrée, et l’exposition au cab n’échappe pas à cette règle de « in-situ fantasmagorique ».

« Morceaux choisis » présente ainsi des installations rarement exposées, réaménagées pour s’inscrire dans ce lieu spécifique. S’y adjoignent quelques nouveautés, sous des formes plus légères. Car le travail de Delphine Gigoux-Martin ne se résume pas à ses installations souvent spectaculaires. Dessins et vidéos viennent compléter le vocable de l’artiste où le propos principal est de donner une autre vision de la nature au travers un kaléidoscope d’images, autant mental que réel qui donne à voir la tragi-comédie des rapports de l’homme à son animalité.

Crédit photo : Centre d’art bastille

Cette exposition est réalisée grâce au soutien de la Ville de Grenoble, de la Régie du Téléphérique, de la Drac Rhône-Alpes, de la Région Rhône-Alpes, du Conseil général de l’Isère et de fonds privés grâce aux mécénats d’entreprises et de particuliers. Nous remercions la galerie Métropolis.

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