Thomas Julier & Nick Oberthaler

The blackbird must be flying _ 12 octobre 2014 - 4 janvier 2015

  • Vernissage brunch le 11 octobre à 11h
    Portes ouvertes dans le cadre des journées art contemporain
    Samedi 11 et dimanche 12 octobre

    Jerusalem In My Heart Concert Performance
    Jeudi 30 octobre à 20h30

  • Dossier de presse

Parmi les vingt montagnes enneigées,
La seule chose mouvante
Était l’œil du merle.

Treize strophes, autant d’histoires et de situations toutes reliées par le symbole du merle. Ce n’est pourtant pas de cette symbolique que Nick Oberthaler et Thomas Julier s’inspirent pour leur exposition commune. Ce qui les a intéressés dans ce poème de Wallace Stevens, c’est cette manière dont l’auteur superpose par cercles concentriques, l’on pourrait dire par couches, sa narration, reliant la nature évoquée au commencement à la société humaine avant de revenir à son point de départ, l’environnement neigeux rare évoqué dans la première strophe. Si chaque part du poème possède sa propre règle d’écriture, toutes pointent à chaque fois dans la direction du merle, élément focal de ces histoires. Ainsi chacune des treize manières de regarder ce merle semble comme une réalisation nouvelle de l’imagination poétique de son auteur.

Le concept que les deux artistes ont développé pour leur exposition s’inspire de ces éléments. Multiplication des points de vue, des répétitions, des rythmes, des superpositions. C’est donc un projet à multiples facettes qu’ils ont conçu pour le centre d’art bastille, un projet qui s’appuie singulièrement sur le rôle central que joue la scénographie des expositions dans leur travail respectif. Car plutôt que de chercher un affrontement cacophonique des sens et des significations, ils ont préféré une ambiance silencieuse, un peu contemplative qui donne l’occasion au visiteur de se concentrer sur les nombreux détails qui rythment cette exposition.

Ainsi surgissent entre les murs en pierre de l’édifice des éléments semblables aux white cubes normalement usités dans le champ de l’art contemporain, des structures à la temporalité encapsulée qui leur permettent d’évoquer cette imagination poétique liée au poème de Wallace Stevens. Ainsi surgit une superposition de différentes œuvres qui évoque cet amas de points de vue à l’œuvre chez Wallace Stevens. Ainsi se matérialise le dialogue des deux artistes et nait l’exposition.

Nick Oberthaler utilise dans ses compositions de nombreux media, peinture, photographies, photocopies d’images trouvées dans des livres, dans des magazines, ou sur internet… Les finitions sont inégales, très abouties ou esquissées. Il veut toujours garder le mystère sur les associations qu’il choisit et l’incertitude quant à ce qu’il souhaite vraiment révéler. Il insiste sur l’ambiguïté des images et laisse le regard se promener et décider lui-même de l’orientation qu’il va donner à l’œuvre.
Nick Oberthaler est né en 1981 à Bad Ischl (Autriche). Il vit et travaille à Vienne (Autriche).  

Thomas Julier – principalement à travers la photographie et la vidéo – renvoie une image décalée du réel en usant divers types de syncopes rythmiques, colorées et par effet de laps et d’ellipses. Mouvantes ou fixes, digitales ou analogues, ses images ont pour but de traiter et de modifier la lumière « réelle » par différents bains de couleurs ou décadrages. Surgit une poétique des formes et des lumières à mi-chemin entre artificialité et effet de réalité.
Thomas Julier est né en 1983 à Brig (Suisse). Il vit et travaille à Brig et Zurich (Suisse).

Crédit photo : Centre d’art bastille

Cette exposition est réalisée grâce au soutien de la ville de Grenoble, de la DRAC Rhône-Alpes, de la Région Rhône-Alpes, du Conseil général de l’Isère, du Ministère autrichien de la culture, du Forum Culturel Autrichien/ Ministère autrichien de l’Europe de l’Intégration et des Affaires étrangères , du Service de la culture du canton du Valais, de ProHelvetia, de la Régie du Téléphérique et de fonds privés grâce aux mécénats d’entreprises et de particuliers. Nous remercions la galerie Emmanuel Layr, la galerie Thaddaeus Ropac, la galerie Martin van Zomeren, la galerie RaebervonStenglin.