Outsider

(un geste à part) _ 7 avril - 9 juin 2013

  • Avec Marina Abramovic, Francis Alÿs, Joël Bartoloméo, Basserode, Nathalie Brevet & Hugues Rochette, Mathieu Briand, Sophie Calle, Alexandra David, Richard Fauguet, Antoine Felix, Daniel Firman, Daniel Johnston, Clement Page, Pipilotti Rist, François Roux, Roman Signer.
    7 avril – 9 juin 2013
    Vernissage le 6 avril 2013 à 18h
    Performance à 18h
    Portes ouvertes dimanche 7 avril
    14h30 visite commentée en présence des commissaires

La folie a longtemps été perçue comme une perte de la raison. Si sa conception a évolué à travers les époques et les cultures, elle inspire cependant souvent méfiance, peur et incompréhension.
Héritage de la perception en-cours durant la période Antique, le fou est toléré au début du Moyen-âge car il est vu comme un innocent par l’Eglise. Cette perception change en même temps que le dogme chrétien qui fait évoluer la vision du fou du simple d’esprit bienheureux au possédé démoniaque. Il est alors persécuté au même titre que les sorcières, la folie devenant ainsi l’objet d’une perception négative qui va pousser à l’enfermement des malades.Pendant la Renaissance, la perception de la folie commence à évoluer. Ce n’est cependant qu’avec les Lumières et le développement de la médecine que l’on passe à un aspect plus pathologique qui cherche à démystifier ce que peut être la folie. Il faut attendre le XVIIIème siècle et la naissance de la psychiatrie pour que la folie soit définit comme une norme dans la société.
Pour autant, elle n’en reste pas moins incomprise. Car comme l’indique Michel Foucault, « en en faisant une maladie mentale, l’homme moderne a cessé de communiquer avec elle». En réduisant ainsi la folie à une maladie mentale, on en occulte alors la multiplicité de ses aspects, sa complexité plus profonde.
OUTSIDER (un geste à part) évoque cette idée de la multiplicité de la folie à travers les œuvres d’artistes dont le point commun est de développer une recherche que l’on pourrait définir comme obsessionelle ou atypique et qui pourtant ne fait que refléter l’absurdité de notre environnement et de notre société.
Crédit photo : Centre d’art bastille

Cette exposition est réalisée grâce au soutien de la Ville de Grenoble, de la Régie du Téléphérique, de la Drac Rhône-Alpes, de la Région Rhône-Alpes, du Conseil général de l’Isère et de fonds privés grâce aux mécénats d’entreprises et de particuliers. Nous remercions le Frac Lorraine, l’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne, le Frac Limousin, la galerieofmarseille, la galerie Bertrand Grimont, la galerie EXPRMNTL, la galerie Art Concept, la galerie Alain Gutharc, les collectionneurs privés, Karin Busch et la Bibliothèque universitaire Droit/Lettres, Bertrand Vignon, Julien Vaccari et David Lanos.

Posted in: