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Aujourd’hui nous vous proposons de revenir sur l’exposition personnelle d’Estefanía Peñafiel-Loaiza  “à perte de vue” présentée de mars à mai 2009, c’était d’ailleurs son premier solo en Centre d’art.

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Estefanía Peñafiel-Loaiza est une artiste Equatorienne.
Née en 1978 à Quito (Equateur).
Elle vit et travaille à Paris (France).

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Diplômée de l’École National de Beaux Arts de Paris en 2007, elle a participé à des programmes de post-diplôme aux ENSBA de Lyon et de Paris. Elle expose régulièrement en France et à l’étranger.

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Dès ses premières œuvres, Estefanía Peñafiel-Loaiza travaille sur l’image objet en tant que témoignage, en tant que trace, mais une trace qui, fugace, s’efface. Se construit alors un travail sur la mémoire, le visible, l’indicible, qui fait appel à la “persistance mémorielle” de ce qui nous a été donné à voir.

la visibilité est un piège
Que perçoit-on d’une image, d’un objet ? Quel sens donner à cette vision ? Qu’en retient-on ? Pour son exposition au CAB, Estefanía Peñafiel-Loaiza articule cette réflexion autour d’une œuvre produite in-situ.

il n’y a là aucun lieu / qui ne te voie 
La Bastille est un ancien fort surplombant la ville de Grenoble, fort servant à défendre et de fait, à regarder et à surveiller la ville. Cette idée d’un asservissement invisible rappelle la logique à l’origine du Panoptique de Bentham. En suivant cette idée Estefanía Peñafiel-Loaiza a réalisé pour le centre d’art bastille une vidéo qui suit les doigts d’un aveugle lisant le chapitre sur le panoptisme* tiré du livre de Michel Foucault. Une lecture sans mots, une lecture rendue sonore par les doigts effleurant les mots. Une vidéo sans images dont la blancheur monacale n’est pas sans rappeler celle des cellules d’enfermement du Panoptique, une vidéo entrecoupée de quelques images, de la ville vue depuis la Bastille, pour se souvenir… La visibilité est un piège… mais l’invisible l’est tout autant.

les corps dociles
C’est le sens de « villes invisibles 3. l’étincelle (vincennes 2008) ». Une série de diapositives projetée sur une surface phosphorescente, placée sur le sol. Des images lumineuses qui s’imprègnent fugacement, se superposent et s’entrelacent avec la persistence des images précédentes. Des images vues du ciel, qui se rapprochent toujours plus, qui se recentrent sur le Centre de rétention administrative de Vincennes, incendié le 22 juin 2008. Des images rendant visible l’invisible, ces CRA que l’on cache à la vue de tous, qui cachent à la vue de tous ceux qui y sont détenus, punis de n’être que ce qu’ils sont : des clandestins, des êtres en souffrance que l’on refuse de voir. Une histoire qui se répète. En boucle.

surveiller/punir
Comme celle de « Angelus Novus ». 21 feuilles de papier accrochées à l’aide d’épingles sur le fond noir de la salle d’exposition. 21 feuilles comme autant d’écrans sur lesquels une main écrit et efface sans cesse une lettre. 21 variations de la phrase « l’histoire se répète ». Rappel sensible à l’histoire d’hier, d’aujourd’hui et de demain.
Crédit photo : Centre d’art bastille.

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Nous vous invitons à refaire un tour sur la page liée à son exposition au Cab pour voir plus de photos des oeuvres qui été présentées :
https://cab-grenoble.net/work/estefania-penafiel-loaiza/

Photographie : Centre d’art bastille, Estefania Peñafiel Loaiza, 2009

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